L'Hôpital au temps de la COVID-19 (partie 1) - Fondation Hôpital Charles-LeMoyne

L’Hôpital au temps de la COVID-19 (partie 1)

Dre Chantal Vallée, Spécialiste en médecine interne – Professeure agrégée, Université de Sherbrooke – Chef de département, médecine spécialisée Hôpital Charles-Le Moyne

Avez-vous déjà entendu parler d’un hôpital qui transforme une unité complète en moins d’une journée? Un hôpital où le personnel de la prévention des infections, des services techniques, informatiques, les soignants, etc. travaillent dans une telle synergie que même des murs sont montés et des fenêtres sont percées dans ce court laps de temps? Tout ça pour que les patients qui arrivent atteints du coronavirus soient traités dans les meilleures conditions.

C’est ce qui se passe à l’Hôpital Charles-Le Moyne depuis le début de la pandémie. Des exploits comme la transformation de l’unité de court séjour en unité de soins intensifs COVID-19 en moins de 16 heures, il s’en passe à chaque jour chez nous!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager notre quotidien de soignants à l’Hôpital Charles-Le Moyne. Vous offrir une fenêtre sur notre Hôpital désigné COVID-19 par le gouvernement et qui, depuis le mois de mars, reçoit des patients atteints du coronavirus. Je vous propose une incursion qui vous explique comment l’Hôpital s’est mobilisé pour répondre aux besoins de la population malade.

DES TRANSFORMATIONS COLOSSALES
En plus de l’unité de court séjour qui est devenue une unité de soins intensifs COVID-19, nous avons transformé trois autres unités pour accueillir des patients atteints du virus mais qui ne sont pas dans une situation critique. L’organisation des lieux a toujours suivi le raisonnement suivant : comment pouvons-nous offrir les soins les plus sécuritaires pour nos patients et limiter la contagiosité à l’intérieur des murs. Le point commun entre ces espaces est que leur accès peut être complètement fermé du reste de l’Hôpital. Ainsi, les risques de contagion sont largement diminués.

Nous avons également adapté une portion des unités psychiatriques afin de protéger cette population plus à risque. Au total, plus d’une centaine de lits sont disponibles dans l’Hôpital pour les patients positifs ou en dépistage du coronavirus. Pour y arriver en si peu de temps, nous avons organisé les choses de façon progressive, étape par étape… mais vite!

Cette façon de faire a permis aux équipes, qui ont toutes été rapidement impliquées dans le processus, de s’adapter à la situation. L’Hôpital au grand complet est mobilisé dans cette nouvelle trajectoire et je dois dire que la flexibilité, l’agilité et la capacité d’adaptation de tout le personnel a été exceptionnelle! Chapeau bas à tous!